Je crois profondément aux effets cognitifs de la lecture. Ce qui me fascine, c'est la façon dont le cerveau traite une histoire : il ne distingue pas vraiment la fiction de la réalité sur le plan émotionnel. Quand vous lisez, vous ressentez. Quand un personnage traverse quelque chose que vous connaissez, votre système nerveux le reconnaît.
Mais la lecture seule, aussi belle soit-elle, a des bienfaits. La bibliothérapie holistique, telle que je la pratique, intégrée à une vraie méthode, a des effets.
La différence est là : pour qu'un livre crée un vrai déclic, le mental doit être préparé à recevoir ce que les mots ont à transmettre. Sans intention au départ, la lecture reste une lecture-plaisir, et c'est déjà précieux. Mais elle n'ira pas chercher les questionnements profonds, les prises de conscience, les transformations durables qu'elle pourrait provoquer.
C'est exactement pour cela que j'ai créé ma méthode L.C.E. : les conditions pour que chaque œuvre littéraire devienne un outil d'introspection. D'abord comprendre, grâce aux livres qui agissent comme un miroir. Ensuite laisser émerger les émotions. Et enfin, créer les déclics qui permettent d'avancer, d'ancrer les changements.
Ma bibliothèque personnelle compte plusieurs centaines de romans et de livres de littérature contemporaine. C'est à partir de cette bibliothèque que je construis chaque parcours de lecture : je ne prescris jamais un livre au hasard. Chaque roman est choisi pour ce qu'il va faire résonner en vous, à ce moment précis de votre vie.
Je crée chaque exercice de bibliothérapie autour de grands incontournables : l'écriture narrative, la lecture à voix haute, la multiplication des points de vue et bien d'autres. La bibliothérapie, dans ma pratique, est un accompagnement structuré autour de la littérature, pas juste une liste de livres.